Syndicalisme de classe FSM

Voici le lien permettant de retrouver les informations en provenance de la Fédération Syndicale Mondiale: http://antennefranc.fsmwftu.free.fr/ (cliquer dans le cadre "liens")
Dimanche 17 août 2008
FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU) 10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS Tel : 01 46 34 21 50 – Fax : 01 46 34 21 84 – Courriel : »Libre.Pensee@wanadoo.fr » -

COMMUNIQUE DE PRESSE – La République ne reconnaît aucun culte (loi de 1905) : En conséquence, ni le Daïla-Lama ni le Pape ne doivent être reçus officiellement par une quelconque autorité de la République ! Précédant le voyage du pape Joseph Ratzinger dit Benoît XVI , c’est au tour de Tenzin Gyatso alias la quatorzième réincarnation du Daïla Lama de venir faire du prosélytisme dans notre pays. Comme de coutume, nous assistons à un déferlement médiatique sans précédent et un empressement des autorités et des corps constitués à faire allégeance à la propagande religieuse. La Libre Pensée est pour la libre circulation des hommes et des idées. En conséquence, les chefs religieux sont libres de voyager, mais pas aux frais de la République et non reconnus par la République. C’est là, le strict respect de la laïcité de l’État républicain. Par ailleurs, dans le pays des Droits de l’Homme et de la Révolution française, on est en droit de s’interroger publiquement sur les « qualités démocratiques » des chefs religieux que certains encensent. Rappelons que le Vatican se prétend État (toutefois non reconnu par l’ONU) dans lequel il est interdit d’être non-catholique, d’être syndiqué, de faire grève et dans lequel il n’y a jamais eu d’élections démocratiques. Et que ce curieux « État » mène une campagne acharnée contre les plus élémentaires libertés démocratiques que sont la contraception et l’IVG, sans parler de la lutte criminelle contre le port du préservatif, seul moyen de masse pour enrayer la pandémie du SIDA et que son chef fut adhérant des jeunesses hitlériennes. Rappelons que le Daïla-lama a été formé par le Waffen SS Heinrich Harrer. Pour juger du caractère « démocratique » du Tibet, laissons-lui la parole dans son ouvrage Sept ans d’aventure au Tibet : « La domination qu’exerce les moines du Tibet est absolue. C’est l’exemple type de la dictature cléricale ». Il est stupéfiant de remarquer que le Dalaï-Lama actuel, en 1994, a voulu réunir à Londres des personnalités occidentales ayant connu un Tibet indépendant. Sur les sept personnalités, il y avait les deux Waffen SS, Harrer l'alpiniste et Beger l'ethnologue d' Auschwitz et un diplomate chilien du nom de Miguel Sorano qui a fait carrière dans le sillage de Kurt Waldheim, en étant proche de Pinochet et des communautés nazies du sud du Chili. Le Tibet n’est pas un État indépendant, il est chinois depuis le XIIIe siècle, de la même manière que le Vatican n’est que le produit des accords du Latran de 1929 signé par le chef de l’État fasciste italien Benito Mussolini. Le Vatican est un résidu du fascisme italien comme l’État du Tibet est un produit de la guerre froide. Nul détenteur de l’autorité de la chose publique n’a le droit de violer les principes républicains et, en premier lieu, la laïcité de l’État. C’est ce que rappellera la Libre Pensée lors du meeting laïque international du 14 septembre 2008 à 13H au Gymnase Japy – 2 rue Japy – 75011 Paris (Métro :Voltaire) à l’occasion de la visite de Benoît XVI. Ce meeting est appelé par 25 associations de France, d’Europe et des autres continents.
• CONTRE TOUT FINANCEMENT PUBLIC DE LA VISITE DU PAPE ! • POUR LA LAÏCITÉ EN EUROPE !
• POUR LA SÉPARATION DES ÉTATS ET DES RELIGIONS ! Respectez la Loi de 1905 ! Respectez notre liberté de conscience !
* * * TOUS À PARIS 14 SEPTEMBRE 2008 A 13 HEURES !
par Publié par principe
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 13 août 2008
Le PRCF salue les résultats du référendum révocatoire du 10 août par lequel le président de la Bolivie, Evo Moralès remettait en jeu son mandat .
En premier lieu, nous saluons une haute démarche de démocratie, dont aucun des gouvernements capitalistes du monde, pourtant très critiques à l'égard du gouvernement bolivien, n'est capable de se prévaloir. En obtenant 63% des voix (près de 10 % de plus que lors de son élection en 2006) le président Moralès est fort de la confiance renouvelée du peuple afin de poursuivre son action ; c'est une victoire sur l'opposition des possédants et anciens dirigeants qui s'efforcent, avec l'aide des Etats unis, de dépecer le pays par la sécession des provinces les plus riches qui échapperaient ainsi au contrôle du pouvoir central
Pour autant la vigilance s'impose car la droite déchue soutenue par la réaction mondiale, est prête à tout, y compris provoquer la guerre civile, pour arrêter le processus engagé par le gouvernement Moralès et pour regagner ses privilèges ; constatons que les trotskistes par leur surenchère irresponsable habituelle ainsi que l’ensemble des médias, « le Monde » étant à la pointe de l’agression idéologique anti bolivienne, contribuent à la lutte contre l’arc progressiste d’Amérique( Cuba, Vénézuela, Bolivie, Nicaragua, Equateur…)
Ne les pas faire sans réagir !
Ces peuples et leurs dirigeants ont besoin du soutien de tous les vrais progressistes ; aidons les en ripostant aux campagnes mensongères et calomniatrices qui se déversent sur eux chaque jour
La CE du PRCF le 12 août 2008
par Franchement Communiste
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 25 juillet 2008
REFORME  DE LA CONSTITUTION VOTEE A UNE VOIX DE MAJORITE - PLUS QUE JAMAIS RASSEMBLEMENT ET LUTTE

 La Constitution présidentialiste imposée en 1958 par le coup de force d’Alger, ne suffisant plus au capital français et européen, il était devenu urgent de renforcer son caractère de pouvoir personnel.
Face à la colère qui monte dans notre peuple devant une situation qui se dégrade de plus en plus, il fallait donner au pouvoir sarkozyste de nouvelles armes.
Ce fut fait avec les mesures de renforcement des missions de répression de l’armée, sa désarticulation et son retour dans l’OTAN.
Puis ce fut le décret EDVIGE de fichage des citoyens à partir de 13ans , la fusion de la DGSE et des RG. 
 Enfin lundi 22 juillet le pouvoir sarkozyste s’est attaqué à sa propre constitution, celle de la  5ème république . Après la forfaiture de la constitution européenne en voici une seconde.
Par cette réforme que nous analyserons plus en détail, un grand pas est franchi dans le renforcement du pouvoir personnel et la fascisation des institutions françaises.
Une très courte majorité de députés a choisi le chemin du déshonneur, celui qui du 18 brumaire à Vichy a toujours conduit notre pays à la catastrophe. Comme aux heures les plus sombres de notre histoire l’exécutif et le législatif ne sont plus séparés.
Ce sera à jamais la honte du député PS Jack Lang d’avoir permis par son vote cette forfaiture ; car il s’agit bien de forfaiture ; en effet, même sous la présidence de De Gaulle, toutes les modifications constitutionnelles ont été soumises au verdict populaire. Faut il qu’ils aient peur de notre peuple, ce peuple qui a rejeté leur projet de Constitution européenne !
Une autre remarque s’impose, c’est une nouvelle fois l’attitude ambiguë du PS, qui , si « le président avait accepté de discuter d’un compromis possible aurait voté oui » (dixit Montebourg) ou encore qu’ « il n’y a pas eu opposition systématique de notre part » (dixit Bruno Le Roux).
Cela n’empêche pas la direction du PCF/PGE de vouloir recommencer le triste coup d’une « union de la gauche » sans principes.
En vérité ce qui manque aujourd’hui à notre pays c’est un parti communiste révolutionnaire, un parti communiste de classe, capable de contribuer aux rassemblements de lutte du monde du travail et de la culture, capable d’impulser la mise en place d’un Nouveau Conseil National de la Résistance, pour créer les conditions de l’instauration de la  République démocratique et sociale, libérée de la soumission à l’Union européenne et au capital français et multinational.
Ce Parti fidèle aux fondamentaux du Congrès de Tours, c’est ensemble que nous pouvons le faire renaître dans le monde d’aujourd’hui!
C’est pourquoi le Pôle de Renaissance Communiste en France vous appelle à soutenir massivement l’Appel aux continuateurs communistes qu’il a lancé.
Les Sarkozy et les Lang disparaîtront, la flamme révolutionnaire, celle de 1792, de la Commune, du Front Populaire, de la Résistance elle ne s’éteindra jamais.

22 juillet 2008


par Franchement Communiste
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 6 juillet 2008

SANTA SUBITO !
Exigeons la béatification de Sainte-Ingrid de la Reconquête
Mme Betancourt est libre. Tant mieux pour elle, pour sa famille et pour la foule de ses supporteurs médiatiques dont la bonne foi n’est pas en cause.
Devant pareil événement, on ne saurait en rester mesquinement à trois jours d’intense lavage de cerveau anticommuniste sur le thème de la criminalisation des FARC et du marxisme. Je voudrais donc proposer au ci-devant Ratzinger, alias Benoît XVI, de ne pas jouer petits bras avec Ingrid. Comme il l’a fait pour son prédécesseur, le bienheureux tombeur de la Pologne socialiste Jean-Paul II, je prie le Très Saint Père et ex-combattant de la Hitler-Jugend de béatifier « santa subito » (« sainte tout de suite » !) Notre-Dame Blanche Ingrid, 1ère Sainte et Martyre de la Mondialisation capitaliste et de la Reconquête vaticane.
D’abord parce que cette personne est incontestablement une miraculée de l’Esprit saint : on nous l’annonçait dépressive, famélique et agonisante il y a quelques semaines. Elle est apparemment replète et tout à fait en forme(s) ; manifestement, son Corps de Gloire s’est donc auto-soigné et auto-alimenté sans problèmes malgré les traitements infernaux des diablotins « marxistes » et néanmoins incultes des FARC-EP.
Ensuite parce que cette dame a su garder en captivité le sens des vraies valeurs. La preuve ?
A peine libérée, Ste-Ingrid a remercié « Dieu, la Vierge et l’Armée colombienne », sans oublier St Uribe de la Miséricorde. Qu’attend donc le Vatican pour canoniser tous ces paramilitaires qui, sous le regard plus que bienveillant de l’armée colombienne et de ses conseillers militaires états-uniens, ont abattu en pleine rue et en toute impunité plus de 3000 militants communistes des FARC qui avaient eu la candeur de déposer les armes au début des années 90, quand le Messie Gorbatchev annonçait la fin de la guerre froide et de la lutte des classes…
Mais ce n’est pas tout. Sitôt libérée, la Dame en blanc a appelé de Paris et en français à la criminalisation des FARC, qu’elle a sommées de déposer les armes en reconnaissant leur défaite. Et elle a repris son hymne à l’armée « colombienne », alors que ladite armée est équipée, encadrée et pilotée par le Pentagone (c’est le « plan Colombie », avec des milliards de dollars d’aide de l’Oncle Sam) et que les Etats-Unis ont mis à sa disposition des moyens ultra-sophistiqués pour traquer  et harceler par la voie aérienne la guérilla ouvrière et paysanne.
Cerise sur le gâteau, dès ses premières déclarations Ste-Ingrid a rappelé que le vrai but de son existence n’avait jamais varié : devenir présidente de la Colombie. Il y a décidément au monde des choses plus importantes que les enfants, la santé et la vie elle-même. Diantre ! Ste Ingrid serait bien bête d’avoir irresponsablement franchi deux barrages des FARC il y a six ans pour jouer les Kouchner des tropiques. A quoi bon si cela ne lui sert même pas à bouster sa carrière politique de grande bourgeoise héritière de la puissante dynastie des Betancourt...
Pourtant, chacun sait que c’est Uribe, le candidat des fascistes colombiens et des USA, qui va profiter dans un premier temps de la libération de la Sainte ; la Miraculée servira plus tard si Washington décide d’installer à Bogota une « personnalité écologiste mondiale » (qu’est-ce qu’on attend à Stockholm pour lui décerner le Prix Nobel de la Paix ?) pour contrer Chavez, Raul Castro, Morales et la gauche révolutionnaire latino-américaine.
Décidément, on envie le peuple colombien d’avoir pour le guider une réincarnation de Jeanne d’Arc et de la Dame à la Licorne. Mais puisqu’on nous serine qu’Ingrid est « franco-colombienne » (on ne croit pas si bien dire), on suggère humblement à la Sainte de se présenter aux présidentielles françaises pendant que Mme Royal, qui en fait de guérilla ne connaît que sa guéguerre en charentaises contre Delanoë, se parachuterait sur Bogota en talons aiguilles et en tailleur Chanel.
Pour l’ « Uribe » français, on a déjà ce qu’il faut à Paris ; l’échange standard est possible mais superflu : car pour imposer l’ordre euro-libéral en France, l’Elysée n’a nul besoin de paramilitaires ; nul besoin de plastiquer les chefs syndicalistes français de plus en plus « raisonnables »… le « dialogue social » assorti de restrictions grandissantes au droit de grève suffira dans un premier temps !

(la réaction officielle du PRCF figure sur son site internet www.initiative-communiste.fr )
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Illégitime, suite : le président de tous les Français ridiculise les syndicats devant l’UMP
Aux termes de la constitution, le président de la République française est au dessus des partis. Il incarne la nation et sa fonction d’arbitre s’exerce au profit de tous les Français. Même s’il faut faire la part de l’hypocrisie propre à la démocratie bourgeoise, on n’eût jamais imaginé De Gaulle, Mitterrand ou Chirac diriger un congrès du PS ou du RPR en gardant leur casquette de chef de l’Etat…
C’est pourtant ce que fait ce samedi 5 juillet le ci-devant Sarkozy devant le gratin de l’UMP où il est venu se moquer des grèves « qui ne se remarquent même plus » tout en « vendant » sa « rupture » qui humilie le « peuple de gauche » et accable quotidiennement des millions de Français salariés, travailleurs indépendants, étudiants, RMIstes, etc.
Bien sûr cette manière de violer en permanence le « contrat social » français, c’est-à-dire le compromis issu de la Libération qui permettait au « peuple de gauche » de vivre à peu près dignement dans un pays resté fondamentalement capitaliste, ne va pas sans contradictions : Sarkozy se met peu à peu à dos les journalistes (pourtant génétiquement anticommunistes et pro-européens), les cadres de l’armée (grossièrement détournée de sa mission officielle de défense de la nation) et un nombre grandissant d’électeurs UMP, notamment de petits patrons qui descendent quotidiennement dans la rue pour dénoncer l’écrasement de leur pouvoir d’achat.
Mais qu’importe ? Ce même « président » a pris ses dispositions : d’ores et déjà, les RG ont fusionné avec le contre-espionnage (DST) et mettent en place un fichier informatique intitulé Edvige qui établira la parfaite « traçabilité » des militants et des organisations politiques et syndicales « susceptibles de troubler l’ordre public ». Lecteur, efface immédiatement le présent message !
La démocratie bourgeoise est par essence hypocrite disions-nous ? Mais le régime actuel tombe le masque et n’a que faire de l’hypocrisie. Il est pourtant plus que jamais bourgeois, patronal, « Neuilléens-Neuilléennes » en un mot. Alors, que n’est-il plus du tout ? Et que doivent donc en déduire de vrais républicains quant à leur manière d’agir et de militer ?
par Franchement Communiste
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 3 juillet 2008
Face à l’anti-congrès de Tours des dirigeants du PCF
Appel aux continuateurs communistes
5/6 Mai 2008, 190ème anniversaire de la naissance de Marx, 250ème anniversaire de la naissance de Robespierre


Face aux ravages sociaux, aux guerres impérialistes et aux crises de toutes sortes dans lesquels le capitalisme re-mondialisé plonge l’humanité, face à la guerre à mort que mènent la droite, Bruxelles et le MEDEF aux conquêtes sociales et républicaines du peuple français, face à l’arrimage irréversible du PS à l’euro-mondialisation libérale (FMI, OMC, UE, OTAN…) qui détruit notre pays, les travailleurs ont vitalement besoin d’un vrai PC, populaire, combatif et révolutionnaire. Comment en effet résister à la grave offensive réactionnaire actuelle, comment proposer une alternative progressiste à Sarkozy et à ses complices de l’UMPS, sans un vrai PC de combat ?

Un vrai parti communiste de combat, ce serait…


°un parti ancré dans les entreprises, les facs et les quartiers populaires, un parti indépendant du PS qui permette à nouveau aux travailleurs salariés d’intervenir dans la vie politique pour construire l’union populaire contre le grand capital et porter la perspective d’une nouvelle République sociale, souveraine, laïque, démocratique et fraternelle, en marche vers le socialisme ;
°un parti dénonçant le mythe réformiste de l’« Europe sociale » et appelant à rompre avec l’Europe impérialiste pour rétablir la souveraineté du peuple de France et imposer un changement radical de cap politique comportant la mise en place de nouveaux traités internationaux progressistes,
°un parti internationaliste et antifasciste retissant la solidarité entre travailleurs français et immigrés, travaillant à la renaissance du Mouvement communiste international et du Front anti-impérialiste mondial ; un parti ami de Cuba socialiste et du mouvement anti-impérialiste en Amérique latine et dans les autres parties du monde ;
°un parti porteur d’une réflexion théorique prolongeant dans les conditions actuelles les analyses de Marx, d’Engels, de Lénine et des autres penseurs marxistes, au lieu de se conformer platement à l’idéologie dominante qui criminalise l’histoire du communisme et des révolutions pour dédouaner le capitalisme, promouvoir l’impasse social-démocrate et réhabiliter le fascisme ;
°un parti attaché à la démocratie dans les luttes, mais fortement organisé et politiquement cohérent, en capacité d’orienter et de fédérer les luttes populaires alors que s’aiguise l’affrontement de classes avec la grande bourgeoisie au pouvoir ;
°un parti appelant à abolir l’exploitation capitaliste, à agir pour la transformation révolutionnaire de la société, travaillant à la conquête du pouvoir politique par les travailleurs et à la socialisation des grands moyens de production, base économique du socialisme futur et de l’avancée vers une société communiste ;
° un parti ne confondant pas réflexion autocritique et auto-flagellation, assumant fièrement contre l’héritage de 1789/94, de la Commune, d’Octobre 17, du Congrès de Tours, du Front populaire, de la Résistance et de la Libération, de la lutte anticoloniale, un parti reprenant dans les formes d’aujourd’hui le combat que menait le PCF d’avant la mutation pour le progrès, la paix et le socialisme ;

Or, à contresens de ces exigences, la direction du PCF veut officialiser la liquidation social-démocrate de ce parti à l’occasion du 34ème congrès
En effet, après que la mutation du PCF ait affaibli et désorienté les communistes et les travailleurs, après que la participation du PCF au gouvernement pro-Maastricht de Jospin ait contribué à discréditer la « gauche » et à remettre en selle la droite décomplexée, la direction du PCF veut officialiser la rupture du PCF avec le communisme ; et cela sous les encouragements de la « Gauche Européenne », dont le président, Bertinotti, veut dissoudre son propre parti, le PRC italien ; Les dirigeants du PCF ne cachent plus en effet que leur but est de dissoudre ce qui reste du PCF lors du 34ème congrès ; cela peut se réaliser en fusionnant avec des trotskistes et des alter-mondialistes, en se subordonnant à l’« aile gauche » du PS, en reniant le nom du PCF, en maintenant sous l’étiquette PCF un petit parti satellisé par le PS dont l’unique mission serait de compliquer la renaissance d’un vrai PC émancipé de la tutelle du PS. Cet ultime reniement du congrès de Tours livrerait les communistes à la chasse aux sorcières qui s’aggrave en Europe sous la pression de l’ultra-droite et des régimes anticommunistes de l’Est ; cela contribuerait à installer en France le paralysant bipartisme à l’anglo-saxonne ; et cela garantirait le pouvoir pour des décennies à la droite dure, dont le PS pro-Maastricht est de plus en plus incapable de se démarquer.

Cet entêtement liquidateur est un contresens historique. Si le PCF rallie officiellement la social-démocratie, le PS accentuera sa dérive droitière pendant que l’UMP achèvera de se fasciser ! Pour combattre la dérive fascisante en France et en Europe, il faut au contraire un vrai PC tirant à gauche la société, un Mouvement communiste international combattant la fascisation de l’U.E..

Que faire dans ces conditions ?

A l’occasion de ce qui peut être l’ultime congrès du PCF, tous les communistes, y compris ceux qui ont été écartés du PCF par la mutation, doivent aider les communistes encore cartés au PCF à exiger un franc changement de cap si cela est encore possible. Pour rassembler les communistes dans ce combat, il serait contre-productif de poser en préalable la ré-adhésion au PCF de ceux qui en ont été éjectés de manière souvent humiliante ; il faut au contraire prendre appui sur les organisations communistes qui depuis des années, font courageusement vivre une politique communiste indépendamment du PCF. Il ne faut surtout pas poser en préalable à l’union des commu-nistes l’hypothèse que le PCF peut encore revenir « sur les rails du combat de classe ». La pratique tranchera à l’issue du congrès.
A l’inverse, il faut dès maintenant que tous les vrais communistes, y compris ceux qui sont toujours au PCF, se fédèrent pour intervenir ensemble, et indépendamment de la direction du PCF, sur le terrain des luttes.
Si par hypothèse, le PCF est contraint de rompre avec le réformisme et s’engage à redevenir communiste à l’issue du congrès, alors il faudra écarter sans retour les dirigeants naufrageurs et imposer la réintégration des communistes exclus pour leur opposition à la mutation.  Si à l’inverse le congrès aboutit à la liquidation annoncée, y compris en maintenant sous couvert de « communisme » la ligne paralysante qui mène notre peuple de défaite en défaite, alors tous les continuateurs du vrai PCF, membres ou non du PCF, devront s’unir sans les dirigeants liquidateurs pour organiser ensemble en 2009 la renaissance du vrai PC. Cela implique que les regroupements communistes existants se fédèrent sans plus tarder dans l’action et le débat, en rejetant l’esprit de chapelle

Parce que le mouvement ouvrier et la France républicaine sont en grave danger, parce que les affrontements de classes en cours appellent des débouchés politiques anti-Maastricht, anticapitalistes et révolutionnaires, communistes de France, unissons-nous !

Nom/prénom         responsabilités militantes présentes ou passées             adresse postale et électronique        signature               souscrit
   
 
par Franchement Communiste
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 16 juin 2008
Merci au peuple irlandais qui a voté NON à l’UE du capital, de la misère, de la casse des nations libres, de la soumission à l’impérialisme états-unien !
En Irlande comme en France en 2005, tous les partis bourgeois, de la droite et de la fausse gauche, appelaient à voter OUI. Les médias du capital et de la fausse gauche, par une propagande digne de Goebbels, ont martelé à l’unisson aux Irlandais qu’il fallait voter OUI. La sainte clique européenne supranationale, Barroso, Sarko et Parisot en tête, a défilé à Dublin pour faire pression sur les citoyens irlandais. Kouchner s’est fait remarquer par son chantage au chaos. Mais le peuple d’Irlande, comme celui de France en 2005, a refusé cette arrogance et ce mépris des classes dirigeantes. Il a jugé l’arbre de l’UE à ses fruits empoisonnés. Il s’est montré le digne héritier des héros irlandais morts pour l’indépendance de l’île, les Connolly, B. Sand et les milliers de martyrs de cette longue et héroïque lutte de libération que Marx a soutenue au 19ème siècle. Au peuple irlandais nous répétons MERCI d’avoir voté NON au nom de tous les peuples d’Europe. Nous félicitons les forces progressistes, particulièrement le PC Irlandais pour avoir porté ce NON qui rend l’espoir à tous les peuples d’Europe.
 
Juridiquement, le traité de Lisbonne est aussi mort que la version initiale de la constitution européenne et que les traités de Rome, Maastricht et Nice qui en constituaient l’ossature socio-politique. Les dirigeants de l’euro-dictature vont sans doute poursuivre dans le dos des peuples la prétendue « ratification » du traité par des parlementaires d’accord pour violer la souveraineté de leurs mandants : il n’en reste pas moins, après le Non français, le non hollandais, l’annulation « in extremis » des référendums polonais, britannique et tchèque, et le non irlandais que la poursuite de la « construction européenne » relève du totalitarisme politique et du viol de la démocratie le plus grossier. Tôt ou tard les peuples balayeront cette nouvelle prison des peuples qu’est l’UE en demandant des comptes à ceux qui leur auront si longtemps imposé ce carcan antidémocratique, antinational et antisocial, y compris parmi les dirigeants de la fausse gauche.
    • Le PRCF s’adresse à tous les vrais communistes de France, organisés ou inorganisés, membres ou non du PCF : vous qui contrairement à Mme Buffet refusez le mensonge social-démocrate de « l’Europe sociale » et qui comme nous, militez pour sortir la France de l’UE, rencontrons-nous et exprimons-nous ensemble à l’occasion de l’accès de Sarkozy au poste de président de l’UE. Aux vrais communistes de montrer la voie d’un large Front de résistance internationaliste, populaire, patriotique et progressiste, pour la souveraineté nationale, la paix, le progrès social, les libertés démocratiques, l’abrogation des traités de Rome, Maastricht, Schengen et Nice, l’Europe des luttes, la solidarité internationale des peuples.
    • Le PRCF s’adresse également à tous les syndicalistes combatifs qui combattent les contre-réformes Sarkozy inspirées par le MEDEF et par l’UE : faisons du 17 juin prochain, non une journée sans suite cautionnant de pseudo-négociations avec le fascisant Sarkozy, mais une grande journée de mobilisation pour le pouvoir d’achat populaire et pour l’annulation de TOUTES les contre-réformes maastrichtiennes déjà adoptées ou en cours d’adoption (retraites, sécu, fonction publique, éducation nationale, SNCF, EDF, indemnisation du chômage, université, lycée, recherche…), pour les libertés démocratiques (droit de grève, sans papiers…). Exigeons des directions syndicales nationales, inspirées par la Confédération Européenne des Syndicats, qu’elles renoncent à accompagner la « rupture » sarkozyste, et qu’elles reviennent aux pratiques gagnantes du combat de classe en construisant le « tous ensemble et en même temps ».
    • Le PRCF s’adresse aussi aux républicains qui se prononcent pour l’indépendance nationale, le progrès social, la démocratie, la paix, la coopération internationale, pour de nouveaux traités internationaux progressistes analogues à l’ALBA, qui associe les pays latino-américains émancipés de Washington : dans le respect de notre diversité, construisons une manif nationale pour clamer à la face du « président » de l’U.E., le proconsul euro-atlantique Sarkozy : « votre constitution européenne bis votée par les députés UMPS de la honte est nulle et non avenue ! Assez des contre-réformes Barroso-Sarko-Parisot destinées à araser l’héritage national progressiste de 45, 36, 1905… et 1789 !

Dans cet esprit, cherchons les formes pour rendre au 14 juillet sa signification républicaine et révolutionnaire ! Associons à ces initiatives les progressistes et démocrates étrangers opposés à l’U.E. !
Alors que notre pays subit une attaque sans équivalent depuis 70 ans, au moment où des millions de salariés, de jeunes et de travailleurs indépendants cherchent les voies d’un grand sursaut unitaire majoritaire, aidons le peuple français à prendre appui sur le Non irlandais pour reprendre l’initiative politique face à l’ euro-rupture sarkozyste !

Léon Landini, président du PRCF,
Georges Gastaud, secrétaire national,
Benoît Foucambert, commission luttes,
Daniel Antonini
, secrétaire international,
Antoine Manessis
, responsable aux initiatives unitaires.
par Franchement Communiste
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 11 juin 2008
Jusqu'à la fin de la Seconde guerre mondiale, l'Europe était un continent d'émigrants.
Des dizaines de millions d'Européens partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerre ou aux totalitarismes européens et à la perspécution des minorités ethniques.
Aujourd'hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite "directive retour".
Ce texte, validé le 5 juin dernier par les ministres de l'intérieur des 27 pays de l'Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement Européen,. je perçois qu'il durcit de manière drastique les conditions de détention et d'expulsion des migrants sans papier, quelque ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

Les Européens sont arrivés dans les pays d'Amérique latine et d'Amérique du nord, en masse, sans visa, ni conditions imposées par les autorités. Il furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût trés élevé pour les peuples premiers de l'Amérique.
Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVI et XIX ème siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés.

Aujourd'hui, l'Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d'espace de prospérité et de libertés publiques. L'immense majorité des migrants viennent dans l'Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hopitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux système de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l'UE.

Pour nous, nos émigrants représentent l'aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l'objectif minimum de 0,7% du PIB d'aide au développement. L'Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transfert financier de ses émigrés soit plus que le tottal des investissement étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l'aide au développement.
Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10% de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliards de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel. Il apparait que les flux migratoires sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main d'oeuvre qualifiée en laquelle, d'une manière ou d'une autre, nos Etats, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières.

Il est regrettable que le projet de "directive retour" complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque Etat ou groupe d'Etats puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. la directive retour prévoit la possibilité d'un enfermement des migrants sans papier jusqu'à 18 mois avant leur expulsion - ou "éloignement" selon le terme de la directive. 18 mois! Sans procès, ni justice!

Tel qu'il est le projet de directive viole clairement les articles 2,3,5,6,7,8 et 9 de la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948. En particulier l'article 13 qui énonce:

    1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.
    2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
Et pire que tout, il existe la possibilité d'emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papier, dont l'immense majorité travaille et s'intègre depuis des années? de quel côté est aujourd'hui le devoir d'ingérence humanitaire? Où est "la liberté de circuler", la protection contre les emprisonnements arbitraires?

Parallèlement, l'Union Européenne tente de convaincre la Communauté Andine des Nations (Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou) de signer "un accord d'association" qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu'imposent les Etats-unis. Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la "protection juridique", on nous reproche notre processus de nationalisation de l'eau, du gaz et des télécommunications réalisés là ce jour par les travailleurs. Je demande, dans ce cas: où est "la sécurité juridique" pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d'un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu'en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librementŠ. Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.

Dans ces conditions, si cette "directive retour" devait être approuvée, nous serions dans l'impossibilité éthique d'approfondir les négociations avec l'Union européenne et nous nous réservons le droit d'imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1 er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité. Nous ne l'avons pas exercé jusqu'à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l'UE.

Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d'importantes difficultés globales: le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu'augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu'ils soient sans papier ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux n'est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l'Europe ne sont pas la faute des migrants, sinon le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes.

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde, comme le Maghreb et les pays de l'Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples citoyens et militants d'Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la "directive retour". telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est une directive de la honte. J'appelle aussi l'Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l'Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l'énorme dette historique, économique et écologique que les pays d'Europe ont envers une grande partie du Tiers-Monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l'Amérique latine.

Vous ne pouvez pas faillir aujourd'hui dans vos "politiques d'intégration" comme vous avez échoué avec votre supposée "mission civilisatrice" du temps des colonies.


Recevez tous, autorités, eurodéputés, camarades, un fraternel salut depuis la Bolivie. et en particulier notre solidarité en vers tous les "clandestins".
 Evo Morales Ayma
 Président de la République de Bolivie.
par Franchement Communiste
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 9 juin 2008

Face à la casse généralisée des acquis populaires, seule la construction d'une action déterminée « tous ensemble et en même temps » permettra de stopper la rupture sarkozyste et de remettre la France sur la voie des libertés démocratiques et du progrès social !

Blocage de fait des salaires et pensions, démantèlement de la Fonction publique, de l’Education nationale, et des autres services publics (hôpital, SNCF, EDF-GDF, poste, F.T., impôts…), casse et délocalisation de l’emploi industriel, démolition des conventions collectives, du droit du travail, des statuts publics, étranglement des retraites à répartition et de la Sécu, traque des chômeurs, harcèlement contre les ouvriers sans papiers tout juste bons à payer des impôts, destruction du CNRS, privatisation rampante de l’Université…   la « rupture » sarkozyste s’attaque avec brutalité à l’ensemble des acquis sociaux républicains, laïques et démocratiques du peuple français sous l’impulsion du MEDEF et de l’Union européenne, qui ne cesse de sommer la France de réduire dépenses publiques et sociales. En ce début d'été 2008, la France subit une contre révolution euro-libérale de grande ampleur et une régression sociale sans précédent depuis 70 ans.
Face à cette offensive mortelle, les Français rejettent massivement la politique socio économique du gouvernement. Une large majorité de salariés se dit prête à participer à un mouvement d’ensemble pour arrêter le rouleau compresseur de l’UMP et du MEDEF. Des luttes nombreuses et résolues ont lieu (salariés du public et du privé, chômeurs, lycéens, retraités et assurés sociaux, mais aussi travailleurs indépendants écrasés par une politique entièrement au service des grands actionnaires). Notre peuple, sa jeunesse et ses travailleurs, ne se résigne à devenir un peuple d’esclaves !
Pourtant la plupart des états-majors syndicaux continuent d'accompagner la « rupture ». Au lieu de dénoncer l'ensemble de la politique anti populaire d'un gouvernement qui s'attaque au droit de grève et refuse tout compromis, ils entretiennent la fiction de « négociations » sujet par sujet et signent des accords régressifs, sous prétexte d'obtenir un «moindre mal »... qui débouche toujours sur le pire. Car signer avec Sarkozy, c'est lui donner de l'oxygène pour continuer à casser ensuite (le dernier épisode en date étant la signature du désastreux accord sur la « représentativité syndicale » par les directions CGT et CFDT, sur laquelle le gouvernement s'est immédiatement appuyé pour annoncer que le temps de travail serait désormais « discuté » par entreprise).
Parallèlement, les directions confédérales, pourtant censées coordonner les luttes et les revendications à l'échelle inter-pro, s'appliquent à multiplier les ripostes dispersées, chaque secteur étant appelé à son tour à de grandes journées d'actions isolées et sans perspective. S'agirait-il alors d'organiser des barouds d'honneur à la seule fin de donner des gages à une base combative ? En tout cas, le chef de la CFDT vendait récemment la mèche, en s'inquiétant dans le Monde de ce que le gouvernement « nous entraîne dans une mobilisation globalisante, ce contre quoi j'ai toujours résisté, y compris dans la CFDT » ...
Dans ces conditions, le choix est aujourd'hui plus que jamais pour chaque profession de perdre séparément en plongeant pour longtemps dans l’enfer de l'exploitation sans limite, ou de  construire démocratiquement et d’urgence une action « tous ensemble et en même temps » pour gagner et ré-ouvrir enfin des perspectives progressistes.
Les signataires de cette lettre s’engagent à tout faire pour faire monter cette exigence dans leur entreprise, leur quartier, leur syndicat. La balle est dans le camp des directions syndicales nationales qui doivent cesser « d’accompagner » la rupture afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l’affrontement de classe victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l’unité dans l’action des travailleurs et de la jeunesse.

Signatures à retourner à Benoît FOUCAMBERT - 5 rue Henri Garnier - 28000 CHARTRES

Signature en ligne sur http://tous-ensemble.dyndns.org
par Franchement Communiste
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 7 juin 2008
Hier Bruxelles à connu un sérieux passage des pêcheurs. La répression a été très violente. Les émeutiers n'étaient pas les pêcheurs, mais  des commandos spécialisés payés, qui toujours dans ces occasions dévoient le sérieux des manifestants, qui ont renversé les voitures et cassé les pares-brise. Des pêcheurs se sont retrouvés les poignets liés derrière le dos, avec des attaches cables en plastique, sur les espaces verts. Comment est-ce possible? Vu aux infos TV hier soir sur le 1 et la 2. Incroyable! on se serait cru dans une séquence de film américain.
Malgré tout bravo à eux, car ils ont bien  situé l'endroit où se situe le nid de vipères.   
Ramon Ferrer.
par Franchement Communiste
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 7 juin 2008

Pour son déplacement au Liban, prévu samedi prochain, afin d'assister à l'investiture du nouveau président libanais, Michel Sleimane, Nicolas Sarkozy emmènera avec lui une importante délégation politique. Patrick Devedjian, Jean-Pierre Raffarin et Jean-François Copé représenteront l'UMP. Le Nouveau Centre sera lui représenté par le ministre de la Défense, Hervé Morin. François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF) et François Bayrou (Modem) feront également partie du voyage en vue de montrer l'unité de la France face au dossier libanais.
 
Communiqué du Pôle de Renaissance Communiste en France :

 
Pas d'union sacrée au détriment des peuples libanais... et français. Que Hollande et les autres dirigeants du PS accompagnent Sarkozy à Beyrouth, cela ne surprendra pas les progressistes français et les patriotes libanais qui constatent que le parti "socialiste" accompagne tous azimuts la politique de Sarkozy, tant dans le domaine de la politique économique et sociale (alignement sur les exigences régressives de l'Europe capitaliste), dans le domaine de la politique étrangère avec Kouchner, fourrier de l'OTAN depuis toujours,  issu du PS, que dans la gestion de la mondialisation capitaliste (ce sont deux "socialistes français", MM. Lamy et Strauss-Kahn, qui président l'OMC et le FMI).
Il est en réalité à peine surprenant que le PCF accompagne les "accompagnateurs" du PS dans le périple libanais de Sarkozy dans le but de prouver que le peuple français est "uni" dans le soutien au Liban. En effet les dirigeants du PCF n'ont de cesse de donner des gages d'assagissement à l'idéologie dominante: au nom de la "mutation". Il s'agit de faire oublier des décennies de résistance souvent héroïque du PCF à l'impérialisme français et à l'impérialisme américain. En outre le PCF est en pleine préparation du congrès de liquidation prévu en novembre, et où nombre de dirigeants ne cachent pas leur volonté de rompre avec les références communistes pourtant déjà purement formelles. Il est au fond logique, sinon juste, que les naufrageurs qui dirigent le PCF fassent ainsi acte d'allégeance à "l'union sacrée" que Sarkozy veut construire sur le dossier libanais au moment où la direction liquidatrice prépare l'anti-congrès de Tours de 1920.
En agissant ainsi, les dirigeants du PCF trahissent grossièrement le peuple libanais qui n'a pas besoin du parrainage des loups impérialistes français et américains qui depuis tant d'années font le malheur de cet Etat en soutenant les dirigeants communautaristes de la bourgeoisie libanaise. Les véritables anti-impérialistes français sont du côté des patriotes libanais qui ont prouvé par des actes, pendant que l'armée libanaise officielle se terrait, leur capacité à défendre leur pays face aux envahisseurs israéliens, du côté des courageux communistes libanais qui défendent une perspective progressiste et laïque pour leur pays tout en agissant de concert avec des patriotes musulmans.
Un vrai Parti communiste français n'aurait rien à faire aux côtés de Sarkozy, qui aligne la France sur la politique de Bush au Moyen-Orient et qui appuie les préparatifs guerriers des USA à l'encontre des peuples syriens et iraniens. Le honteux ralliement de Buffet à l'union sacrée sarkozyste est également irresponsable envers la classe ouvrière de France. Sous le nom de "rupture", la politique la plus cruellement réactionnaire depuis Pétain est actuellement mise en œuvre: retraites, sécurité sociale, Education nationale, fonction publique, indemnités chômage, droit de grève, souveraineté nationale, tout est actuellement attaqué et dépecé par Sarkozy qui ne cache pas sa volonté d'imiter Thatcher et qui se heurte à des résistances croissantes, souvent lourdement réprimées, de la part des salariés et de la jeunesse de France. Il est clair que Sarkozy, au plus bas dans l'opinion publique et
à la recherche d'un second souffle, se servira du voyage libanais et de l'union sacrée réalisée autour de lui pour redorer son blason à l'intérieur même du pays.
A l'encontre du PCF en faillite, le PRCF appelle au contraire les vrais communistes, membres ou pas de ce parti, à AGIR ensemble sur tous les terrains, national et international, non pas en cultivant le consensus, mais en préparant l'affrontement de classes inévitable entre ce pouvoir et le monde du travail en fédérant autour des travailleurs salariés l'ensemble des couches non monopolistes qui veulent restaurer l'indépendance nationale, les libertés démocratiques et les acquis sociaux, tout en rendant à notre pays un rôle pacifique au service de l'émancipation de tous les peuples. Plus que jamais, il faut que tous les amis du communisme de par le monde
aident les communistes français, morcelés en organisations concurrentes, à se regrouper dans l'action comme ne cesse d'y inviter le PRCF, membre de la Confédération d'Action Communiste présidée par Georges Hage.
Plus que jamais il faut que tous les vrais communistes disent ensemble à l'approche du congrès de liquidation du PCF, et à l'encontre des naufrageurs qui dirigent ce qui subsiste du PCF et de leurs mentors de la "Gauche européenne" "il y a eu, il y aura un parti communiste en France SANS VOUS et même CONTRE VOUS"!
par Franchement Communiste
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Créer un Blog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus